En janvier 1910, la crue centennale de la Seine atteignait
Une crue comparable à celle de 1910 aurait aujourd’hui des conséquences catastrophiques sur le plan économique. Environ 50 000 parisiens devraient être évacués, 360 000 n’auraient plus de chauffage. L’assemblée nationale, le ministère des finances, la maison de la radio, 21 ambassades mais aussi les musées d’Orsay, du Quai Branly et du Louvre seraient inondés. La potabilité de l’eau ne pourra plus être garantie.
Un certain nombre d’entreprises, comme EDF, France Télécom, la RATP ou la SNCF ont mis en place des plans de secours face au risque de crue afin de minimiser l’impact d’une inondation sur leurs infrastructures et sur la continuité de leurs activités.
Toutefois, les coupures d’électricité, de raccordement téléphonique ainsi que l’arrêt d’une partie du réseau de transport en commun seront inévitables, ce qui rendra très difficile la vie quotidienne des franciliens.
La Zone de Défense de Paris est en charge de l’élaboration du Plan de Secours Spécialisé Inondation (PSSI) en Île-de-France visant à réduire autant que possible les impacts d’une crue majeure et prioritairement à assurer la sécurité des franciliens. Tous les services de secours, ainsi que les associations de protection civile et environ 10 000 militaires pourront être mobilisés afin d’aider à la gestion de la plus importante catastrophe naturelle qui menace la France.
Après le pic de la crue, le retrait des eaux durera environ une semaine laissant de nombreux quartiers sinistrés. Le coût des réparations et de la perte d’exploitation (29% du PIB français est réalisé en Île-de-France) s’élèvera à plusieurs milliards d’euros.


